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Eh bien je ne souhaite à personne d'avoir affaire à la Police. Mon cas, une babiole : une nuisance sonore pour laquelle je souhaitais déposer une plainte, à nouveau.

Il est 21 hres 15 ce soir, et la boutique d'aquabike n'a toujours pas arrêté son moteur qui me gêne tous les jours depuis le 1 er juin.  

Je suis descendue pour voir, la boutique était fermée. Ils sont partis de la boutique en oubliant de fermer la machine.  

J'ai essayé tous les n°s de téléphone que j'avais de la boutique, du gérant, mais quand jai eu son mobile, eh bien il semble (j'ai été diplomate, je crois que j'ai eu une petite fille au bout du fil), il semble que ce n'est plus son N°. je pense quil a du changer de portable, exprès, pour qu'on ne le joigne plus.

J'ai téléphoné à 22H00 au commissariat de Vaugirard de Paris XVe, pour signaler que la boutique n'avait pas fermé son moteur. On m'a répondu que si je voulais déposer une plainte je devais me rendre au commissariat. C'est à dire qu'il est  à 20 mn à pied, en pleine nuit. Il n'y a pas de commissariat plus proche.

Je me suis armée de courage et j'y suis allée.

J'ai demandé à déposer une plainte. J'étais à l'accueil, j'ai demandé si on pouvait me recevoir. et on ma demandé d'exposer ce que je voulais, devant tout le monde. Je n'ai pas été reçue dans un bureau. J'ai donc expliqué l'histoire de la nuisance. La nuisance allait durer toute la nuit et je ne pourrai pas dormir.

Il y avait pas mal de policiers à l'accueil. Un policier a pris la parole, et m'a dit qu'on ne pouvait rien faire pour moi, qu'ils n'allaient pas aller casser la vitre de la boutique. Une jeune femme policière m'a écrit deux adresses sur un papier avec les coordonnées d'associations contre le bruit.   

Ce même policier qui mavait parlé, s'en est mêlé et avec beaucoup agressivité. Il m'a dit que la police ne s'occupait que du pénal, que la police n'était pas là pour s'occuper de toutes les misères du monde. Je suis restée très calme, ça, je vous l'assure, d'autant plus que j'étais à moitié endormie à cette heure là. Je lui ai dit que face à quelqu'un en souffrance, oui, je m'attendais à ce que la Police soir plus accueillante. 

Il s'est ensuite emporté, m'a demandé de sortir immédiatement, qu'il avait du travail à faire. Pas demandé, plutôt "ordonné" avec un ton de voix très menaçant. J'ai gardé mon calme.

Je lui ai demandé son nom. Il m'a dit que, je ne sais plus l'expression, que je faisais outrage en demandant son nom. Il m'a dit je suis le chef de poste de l'après-midi. (à 22H30 !)

Je lui ai dit, très doucement, "je sors". Les autres policiers m'ont lancé "bonne nuit". Je me suis retournée et j'ai dit bonne nuit. Il a aussi dit en gueulant : "vous sortez immédiatement" !

J'ai vraiment été sidérée, sonnée. J'avais entendu des choses sur la Police et les comportements des Policiers par les interviews à la TV, mais quand on y est confronté, ça fout en l'air. Pour une babiole ... qu'est ce que cela aurait été si, je ne sais pas, ils m'avaient arrêtée pour un infraction quelconque ! J'avais entendu une fois un copain relaté sa nuit en garde à vue, entre les mains de la Police, parce qu'il avait gueulé un peu trop en s'énervant.

Je ne pouvais pas croire que c'était comme ça. Je ne souhaite à personne d'avoir affaire à la Police en France, vu ce que je viens de vivre. Je pensais que ces traitements n'arrivaient que dans des pays de dictature.

Pour mon sort, je n'ai plus qu'à me coucher avec des boules dans les oreilles, que je sais qui ne feront aucun effet, et sans doute un somnifère, que je ne prends jamais. Je ne sais pas si je vais arriver à dormir.

SUR L'AGRESSIVITÉ DE LA POLICE DE PARIS
Tag(s) : #JOCELYNE À PARIS