Je voulais écrire sur l'Afrique, sur ce que je ressens quand je pense à l'Afrique. Je voudrais vous parler de l'Afrique parce que je suis entourée de personnes
accro à l'Asie.
J'aime l'Afrique, oui. A cause du contact avec la nature, que je ne trouve pas ailleurs. Non, je n'ai pas eu en Asie des émotions comparables.
Je n'y vais pas trop, parce que le paludisme me fait peur. Autrefois, on pouvait prendre de la nivaquine, de la savarine... maintenant il n'y a plus que Malarone,
qui est sensible au soleil, la doxycycline qui est sensible au soleil, la lariam .. à ne pas prendre ... Alors, moi je veux me bronzer, donc .... que prendre ?
Les émotions, ce sont des sensations : les couleurs que prend la nature quand le soleil se couche (jamais vu ça ailleurs, et j'ai voyagé), le son des insectes et
les oiseaux au crépuscule, quand on s'endort, le matin quand le soleil se lève.
Je n'ai jamais vu ailleurs, que ce soit en Asie, en Amérique Latine, des couleurs pareilles.
Et puis il y a l'immensité. Et personne.
En Asie souvent on aime "les gens". En Afrique, on aime la nature, on aime l'espace.
Et dans cet espace il y a les animaux.
Quand je parle d'émotions, je ne peux oublier les premières fois :
Quand j'ai vu un caméléon à Madagascar, et que je le prenais pour le tableau d'un peintre tellement ses couleurs étaient ... irréelles.
Quand j'ai vu ce lémurien à mes pieds, me regarder avec son regard empli de tristesse parce que je pleurais, parce que j'avais tellement marché au delà de mes
forces, que je m'étais mise à éclater en pleurs. et il a levé ses yeux vers moi emplis de compassion.
Quand j'ai vu les petits pingouins du Cap, en Afrique du Sud. j'ai cru me trouver dans un dessin de Walt Disney.
Il y a eu récemment un film à la Tv qui s'appelle "Lucy" et qui expliquait l'histoire d'un oeuf qui s'appelait Lucy, et comment elle a grandi. Elle était un petit
pingouin ...
J'avais déjà vu des petits pingouins à Kangaroo island, en Australie, et le guide, la nuit, nous avait montré le comportement social qui se déroulait sous nos yeux.
Cela m'avait beaucoup marquée.
Quand j'ai vu, les oiseaux au Sénégal. oui, ce pays, que l'on pense sans trop d'intérêts. Je voyageais avec un couple fana d'ornitho, et ils m'ont prêté leurs
jumelles. Et j'ai eu un choc. je n'avais jamais su que c'était si beau un oiseau. Là encore les couleurs on se demande comment la nature a pu créer ça.
Je ne les ai pas pris en photo, parce que, là, avec, mon petit APN, c'est un peu juste. Mais maintennat j'ai mes propres jumelles en voyage.
Et ces springboks en Afrique du Sud, dans le Karoo. Ils étaient à des kilomètres de moi, j'étais assise sur la terrasse de mon bungalow, mais j'étais sure qu'ils me
regardaient.
Quand j'ai vu, un lion, oui. J'avais déjà vu des lionnes, mais le lion avec sa crinière ... Bon, il était très loin, j'ai du zoomé, donc cela m'a moyennement
effrayé.
Quand j'ai vu, en Ethiopie, les hyènes, dans la nuit, et surtout entendu leurs cris. C'est très impressionnant.
Et parler des rhinos. Je les ai vus à quelques centimètres derrière moi, et là, oui, ça fout un coup. ils sont d'une laideur, mais que se passe-til dans la tête de
ces êtres. Je ne les vois pas comme des bêtes monstrueuses !
C'est ce qui se passe entre moi et l'animal qui est en face de moi qui me fascine. je vis alors un instant de bonheur dingue.
Oui, ces animaux, ce bonheur il est plus agréable à mes yeux que celui que vous trouvez à découvrir des populations avec lesquelles vous n'avez pas plus d'échanges
que moi avec les animaux.
Cest difficile à raconter, parce que ce n'est que du ressenti à une minute près. A ces moments là, je ne suis plus moi, je suis un esprit au milieu de la
Terre.
Là bas, on ne vit que dans l'instant...
Il y a un film qui s'appelle "je rêvais de l'Afrique" avec Kim Bassinger et Vincent Perez, qui date de 2000, et que j'aime regarder sans cesse. je crois que ce film
m'a encore plus bouleversée que "Out of Africa", parce que "Out of Africa" est très marqué par l'époque historique où il se déroule.